Récit d’un Coming Out (1ère partie)

Je m’appelle Sarah Jolly, je suis une Folle Alliée

Je ne sais pas si vous vous languissiez de moi, chères curieuses, chers lecteurs, mais je me languissais de vous ! Me voici de retour, peut-être un peu rouillée mais en tout cas toujours aussi pipelette… Attrapez un petit thé ou un petit café et, sans plus de chichis, je vous souhaite une belle lecture !

Je vous souhaite à tous et toutes une merveilleuse année 2022, faite d’amour, de victoires et de santé! Cheers!

Oui, vous avez bien lu, coming out. J’emprunte ce mot, et je ne suis pas la seule, pour l’associer à la façon dont j’ai choisi et je choisi aujourd’hui de révéler au grand jour ma différence invisible. J’ai envie de partager avec vous ce lent processus, et ce qui m’a amené à endosser « pleinement » ma bipolarité, dans toutes les sphères de mon existence. Se dévoiler ou non est une question très intime. Je n’ai de leçon a donner à personne, je vous raconte mon histoire.

J’ai donc envie de vous parler de ce jeu de dosage qui a été le mien, celui de dire ou ne pas dire, d’exposer ou de dissimuler. Ce pari d’accorder sa confiance, ou, au contraire, celui de se préserver du regard de l’autre.

Ce luxe, aussi. Celui de pouvoir naviguer au sein du cheptel sans qu’aucune marque visible ne creuse la distance avec les autres bêtes. J’en ai bien conscience, nous ne l’avons pas tous, ce luxe de la normalité. Même s’il s’agit d’une normalité mise en scène. Avec en creux cette question : toutes les normalités ne sont-elles pas, quelque part, mises en scène ?

Peut-être. Mais toutes ne cachent pas une bombe qui peut ronger les entrailles, briser des relations, voler des opportunités… Une bombe qui a aussi le pouvoir de nous envoyer aux confins de la galaxie, dans une chambre crasseuse d’isolement ou six pieds sous terre.

Il est ici une nouvelle fois question d’intensité, d’ampleur, d’écart. Si la sensation de parfois porter un masque est, je crois, universelle, pour nous, à bien des endroits, il s’agit d’un mécanisme de survie.

J’aimerai vous proposer une petite rétrospective de ce coming out, de ces multiples coming out progressifs, familiaux, amicaux et professionnels.

J’ai, je pense, toujours été plus volubile que beaucoup de mes pairs. Dès le départ, j’ai raconté. Mon entrée en psychiatrie, en 2012 a été très publique : un pétage de plomb en soirée devant une quinzaine de copains, une petite équipe qui se forme autour de moi pour tenter de me faire redescendre et m’éviter l’HP, des collègues de travail qui suivent mes mésaventures « en live »… Je suis alors surveillante dans un lycée, et ma mère est ma supérieure hiérarchique : difficile de cacher la tornade qui secoue la famille dans ces conditions…

Sortie de cinq semaines d’hospitalisation contrainte dans un service aux pratiques particulièrement indignes, j’ai raconté. Ou plutôt j’ai essayé. La plupart des jeunes gens autour de moi n’étaient pas capables d’en encaisser ne serait-ce qu’un millième. Je n’avais pas changé, je racontais ma vie, ce qu’elle était devenue. Je racontais comme je l’avais toujours fait, mais je recevais des regards vides, des paroles trop peu nombreuses, trop peu assurées. J’avais jusque là toujours trouvé des oreilles attentives et nombreuses, je découvrais le vide et le silence.

En écrivant, je me rends compte qu’il y avait peut-être aussi une tentative de retenir ma vie qui s’échappait en essayant de raconter, de créer un contrepoids à la rumeur qui semblait brûler tous les ponts qui me reliaient au monde.

Je suis alors devenue mutique. Ce n’est pas tout à fait vrai. Ma mère, ma sœur, et une poignée d’irréductibles amis étaient là, savaient, voyaient. Avec eux, des mots étaient parfois mis sur la douleur, même s’ils étaient peu nombreux : la douleur était indicible.

Si vous avez l’habitude de parcourir les pages d’USBF, vous savez que j’ai la chance de trouver beaucoup de compréhension, d’amour et de soutien auprès de ma famille. Ma bipolarité n’a jamais été un tabou. Je ne suis pas la seule à souffrir de troubles de l’humeur dans ma famille. J’ai toujours pu m’exprimer librement, auprès de mes parents et de mes frères et sœurs, mais aussi de mes oncles et tantes et de mes cousins et cousines. Tous et toutes ne sont pas auprès de moi à chaque instant, mais à chaque fois que j’ai formulé une demande d’aide, ou que j’ai abordé mes difficultés ou mon travail militant, j’ai trouvé de l’écoute, de l’empathie, et des propositions d’aide concrète.

D’une manière générale, même si l’histoire familiale, faite de tempéraments bien trempés et de langues aiguisées, n’est pas un conte de fée, je ne peux qu’éprouver de la gratitude de l’accueil qui a été fait et est fait de ma différence.

Il a été plus difficile de construire les belles amitiés qui m’accompagnent aujourd’hui. En 10 ans, entre 2012 et aujourd’hui j’ai beaucoup, beaucoup changé.

Après cette première crise, ma sociabilité est réduite, dépouillée. Les premiers mois, il n’est resté qu’assez de chaleur et de contact pour me maintenir en vie. Je n’étais pas en colère contre la foule qui avait tourné ses talons. Pour être en colère, il faut de l’énergie, assez de force pour ressentir. Même si je l’avais été, je n’avais aucune énergie à dépenser à rattraper tous ces gens. J’ai eu l’intuition que rien ne m’était enlevé d’autre qu’un vernis superficiel. Et j’ai aussi compris qu’aucune de ces personnes ne m’avaient jamais promis d’être auprès de moi « pour le meilleur et pour le pire », que nous étions copains, pas amis.

Le désert qui s’était créé là était en fait à l’image de la façon dont je vivais mon lien aux autres : je pensais n’avoir besoin de personne, et je considérais les attentes que les autres formaient à mon égard comme autant d’entraves.

J’ai très vite retrouvé mon inclination première, et recommencé à parler de la bipolarité, de l’HP et de la psychiatrie régulièrement avec ceux qui m’entouraient, et à l’évoquer assez rapidement avec les rares personnes que je rencontrais.

À cette époque, en 2013 et 2014, la bipolarité avait pris ses quartiers dans toutes les dimensions de ma vie : j’allais généralement très mal, ou subitement beaucoup beaucoup trop bien, et je ne parvenais à construire aucune vraie période de stabilité. J’étais autant obsédée par la bipolarité qu’elle me harcelait. Je ne parlais que d’elle. J’avais l’impression que le diagnostique était marqué au fer rouge sur mon front, que j’étais contagieuse. J’étais le plus souvent désespérément désœuvrée, sans envie ni énergie. Je l’annonçait au quatre vents dans une tentative désespérée de reprendre le pouvoir. Je tournais en rond, jusqu’à ce que je prenne le taureau par les cornes en suivant un cycle de psychoéducation en 2015.

Avec le recul qui est aujourd’hui le mien, je pense qu’à cette époque cette attitude d’en parler tout le temps, tous les jours et avec tout le monde donnait à la bipolarité beaucoup trop d’espace où s’ébattre. En en parlant autant, je la magnifiais.

C’est une époque dont j’ai gardé peu d’amitiés. Est-ce que crier ma bipolarité sur tous les toits à fait fuir certaines personnes ? Probablement. Je n’étais pas capable d’offrir grand chose. Surtout, je n’étais alors pas capable d’offrir ce bel engagement, qui se joue dans l’équilibre et non dans l’entrave, qui façonne les jolies amitiés. J’étais plutôt en train de réapprendre, petit à petit, à éprouver de l’empathie, pour les autres et… pour moi même. J’ai rompu les relations qui s’étaient formées là par la seule froideur du temps qui passe. Je n’en suis pas très fière, tout en ayant l’impression que ce qu’il me fallait surtout laisser mourir c’est la Sarah terrifiée et douloureuse que j’étais alors.

Au fur et à mesure de mon parcours de rétablissement, à partir de 2015, le dialogue interne s’apaise, entre la bipolarité et moi. Elle passe petit à petit à l’arrière plan. Je ne suis plus exclusivement bipolaire, j’ai de nouveau des envies, des activités que j’aime, des rêves, d’abord timides puis de plus en plus clairs.

J’ai des choses à raconter !

Un équilibre commence alors à apparaître, dans la façon dont j’annonce ma différence. Ou plutôt dans la façon dont je ne l’annonce pas, pas à tous, et pas forcément tout de suite. Dès le départ, pourtant, il est impensable pour moi que des liens intimes puissent se former sans que je puisse exprimer et raconter ma bipolarité.

Avec les hommes aussi, je l’ai toujours annoncé très vite. Vous vous en doutez, ça en a fait fuir quelques uns ! Et c’était tant mieux ! Ce n’est pas vraiment le sujet ici, mais durant les quatre années qui ont suivi l’apparition des troubles, je ne me sentais pas du tout prête ni au sentiment amoureux, ni à une vie de couple, et leur préférais des moments de tendresse furtifs. J’étais bien trop occupée à réapprendre à m’aimer ! Ces « quelques uns » qui ont pris la fuite l’ont très sûrement d’abord fait parce que je n’avais pas grand chose à leur proposer.

Mon compagnon n’a pas cillé quand je lui ai annoncé ma bipolarité. C’était, je crois, dès le premier rendez-vous. Il aurait été impossible pour moi d’entamer une relation romantique sans que cette « donnée » ne soit posée dès le début.

Quelque soit la relation, je crois qu’il est bon d’évaluer ses attentes lorsqu’on annonce ses difficultés. Je crois qu’il est totalement irréaliste d’espérer et d’attendre de tous et toutes compréhension, empathie, soutien, volonté de s’éduquer…

Je vous ai décrit ma famille comme une belle terre d’asile, mais, et je resterais pudique ici, il y a tout de même eu des attentes déçues, parfois des postures d’évitement, ou de l’incompréhension, ou un trop plein d’inquiétude… Il y a eu des indigestions de trop de douleurs, de trop de mots destructeurs, un besoin évident de prendre aussi soin de soi… Il y a eu des ajustements pénibles pour nous permettre à tous de continuer de grandir et de nous aimer, et il a encore des moments ou ne nous comprenons pas.

En amitié, il s’agit aussi pour moi d’un jeu d’équilibre. Lorsqu’on souffre de troubles chroniques, et surtout quand ceux-ci sont extrêmement envahissants et impriment leur douleur et leur pesanteur sur chaque jour qui passe, on oublie de quoi est faite la vie. De surprises, de rencontres, de magie, oui, mais aussi de drames, de maladie, de mort. Chaque vie est marquée par l’alternance de ces moments de joie, de partage, et de galère, de tristesse, de manque.

En tant qu’amie, s’il y a des moments où j’assure comme une bête, il y en a d’autre ou je ne suis qu’un soutien médiocre, d’autres ou je suis complètement à côté de la plaque, ou absente. Je n’ai pas toujours les bons mots, la bonne attitude, je ne comprends pas toujours l’angoisse, les enjeux d’une situation. Je n’ai pas la science infuse, et je sais que chacun d’entre nous fait face aux difficultés de la vie à sa façon, à chaque fois nouvelle et particulière. Je ne suis pas toujours disponible, physiquement et psychologiquement. Je ne suis pas dans la peau ou les baskets de l’autre, et il ou elle n’est pas dans les miennes ! Et c’est très bien comme ça !

Je n’attends pas de tous soutien, présence, empathie, connaissance du trouble… Et, surtout, je ne l’attends pas d’une seule personne ! Les autres ne sont pas la solution à mes problèmes, ils sont mes compagnons, si nous nous choisissons.

De la même manière, je ne prétends pas avoir réponse à tous les maux, et j’ai appris aussi à me préserver de la tentation de m’immerger toute entière dans les moments de chaos que peuvent vivre ceux qui m’entourent. J’essaye de trouver la juste distance, disponible, mais pas à disposition. Je travaille à cette juste distance parce que j’ai trouvé de la justesse dans la distance qu’ont façonné ceux qui m’ont soutenu dans mon parcours de rétablissement. Cette distance, bien des fois, n’était pas du rejet mais un moyen de préserver la possibilité d’une amitié qui dure parce qu’elle ne s’épuise pas.

Si les autres viennent chercher en moi ce que j’ai, moi, Sarah, à leur offrir et à partager, et s’il sont compréhensifs de mes limites, je dois moi aussi les accueillir dans leur beauté et leurs limites.

Il y a des gens que j’aime énormément, qui connaissent mes problèmes de santé, mais qui n’y comprennent rien, et sont complètement à côté de la plaque quand nous en parlons ! C’est très bien comme ça, et ça laisse plus de place pour partager des choses qui me sont aussi essentielles : l’humour, débattre de politique, partager une pratique artistique, une balade, une bouffe…

Ceux qui nous aiment « en entier » nous accompagnent à chaque fois de manière tout à fait unique. Si je suis devenue ma meilleure psychiatre, ma mère pourrait tout autant remplir ce rôle, tant elle s’est immergée dans les mécaniques des troubles de l’humeur. Son « troublomètre » est d’une redoutable efficacité ! Mon compagnon est assez allergique au jargon médical et ne s’y est pas vraiment frotté, ce qui m’a gêné pendant longtemps. Mais il oppose aux (rares) virages maniaques et aux (plus nombreux) ralentissements une stabilité à toute épreuve, pleine d’humour et de tendresse. Une de mes très bonnes amies aborde mes difficultés de manière très pragmatique : « Tu as besoin de quoi ? Du calme ? Des bons petits plats ? ». D’autre vont, en évitant un peu le sujet, me permettre de penser à autre chose.

Plus généralement, ceux qui m’aiment vraiment savent me pardonner mes crispations et mes accès de colère, qui, s’ils sont devenus très rares et n’apparaissent que deux ou trois fois par an sont encore parfois tristement spectaculaires. Ils et elles me les pardonnent parce qu’ils savent que je fais tout pour nous en préserver. Il comprennent, a minima, l’imprévisibilité de ces états.

J’espère aussi ne jamais oublier ces années où je n’avais rien à offrir. Ma famille et les compagnons d’alors m’ont offert assez de chaleur pour que je continue de vivre. Ils et elles ne me devaient rien, ils et elles ont accepté le déséquilibre jusqu’à ce que je sois de nouveau capable d’échanger. Assez fréquemment, dans ma vie personnelle, je rencontre de belles personnes, qui naviguent au milieu du chaos. Quand de beaux atomes crochus émergent, j’essaye d’assumer le déséquilibre avec élégance, sans toujours y arriver (mon côté madame-je-sais-tout me rend parfois pénible), et d’offrir mon soutien. Au fur et à mesure que l’amitié se développe, et que mon ami ou mon amie récupère, il faut laisser la place à un nouvel équilibre de se créer, et accepter d’être moi-même celle qui a parfois besoin d’aide. Pour moi, c’est aussi ça l’amitié : un équilibre qui n’a pas peur du déséquilibre.

Car, oui, si je ne place pas mes attentes à certains endroits, il y en a avec lesquelles je ne souhaite pas faire de compromis. Et, quand il s’agit des troubles de l’humeur, je cherche à minima une compréhension basique de leur chronicité, de la douleur et des traumatismes qui lui sont associés. Je ne souhaite pas avoir la palme de la barque la plus difficile à mener, mais je n’ai pas envie de tolérer des comportements répétés qui minimisent ou invisibilisent totalement cette part de ma vie, même après que j’ai verbalisé mon inconfort face à cette attitude. C’est, je crois, une affaire de respect.

De la même manière, je bannis les comportements mesquins et qui apparaissent précisément autour des moments les plus délicats que sont les manies. Je suis quelqu’un qui me regarde faire et être, même dans ces rares virages maniaques, je sais présenter des excuses et expliquer, il est hors de question que je tolère des intentions malveillantes qui prennent leur racines dans ces moments sensibles. Et il y en a eu, peu nombreuses, mais parfois bouleversantes. Désormais, lorsque de tels comportements émergent, je prends le large.

Même sans de tels comportements mesquins, quelques amitiés ont volé en éclat justement à cet endroit précis de ces moments d’agitations. C’est difficile de mesurer le peu de maîtrise que j’ai sur ces moments, et peut-être aussi difficile de pardonner ce qui a été dit. De mon côté, j’ai en réaction du mal à pardonner l’absence de clémence, de compassion et de compréhension, ou autrement dit, le rejet de mes moments les plus fragiles.

Si j’ai l’impression d’avoir moi-même offert cette clémence, cette compassion et cette compréhension à l’autre, et une présence rassurante au long cours, j’ai beaucoup de mal à tolérer un tel déséquilibre. Mes attentes sont ainsi parfois trop blessées pour que l’amitié puisse survivre à une tempête. C’est la vie, non ?

Ceux qui m’aiment doivent comprendre ce qui reste d’incontrôlable, puisque je fais de mon mieux pour nous en épargner.

Je sais que pour certains pairs annoncer souffrir de troubles psychiques dans ses cercles privés apparaît comme un risque trop grand.

Je ne l’ai jamais vécu comme tel. Quelque part, cela opère un tri, entre l’intime et une sociabilité plus large. Pour être auprès de moi, il faut se frotter un peu à la bête, c’est comme ça.

Est-ce que j’ai eu l’impression d’être la folle de service ? Oui, au début, mais c’était parce que je me vivais comme telle, je ne me voyais plus qu’à travers le trouble. Quand ces sentiments ce sont dissipés, je n’ai plus jamais eu cette impression.

Est-ce qu’il y a des bruits de couloir, ou de comptoir, au sujet de mes troubles ? Sûrement, mais je me sais assez bien entourée pour qu’ils soient globalement aimants et constructifs ! Parlez donc ensemble si c’est pour mieux m’aimer !

Est-ce que certains tournent les talons ? Est-ce que parfois, le sujet est enterré sitôt abordé ? Oui, et oui, mais je sais alors où me situer.

Est-ce que le regard des autres est parfois pesant ? Ce que vieillir un peu m’a appris de plus beau, c’est de ne rien en avoir à faire de ce que les gens peuvent penser ! Et si garder ce cap du je-m’en-foutisme n’est pas évident tous les jours, c’est vraiment un magnifique jardin à cultiver !

Je choisis presque toujours de faire ce pari de me dévoiler. Je n’ai pas besoin que tout le monde m’aime, mais j’ai besoin que ceux qui m’apprécient et souhaitent faire partie de ma vie m’accueillent avec ces bagages qui sont indissociables de mon histoire, qui sont encore entremêlés à mon quotidien.

Ce qu’il est peut-être important de retenir, c’est qu’en s’empêchant de parler de ses difficultés, on se prive aussi de relations belles et profondes, et de réels soutiens.

S’ouvrir auprès de plus de personnes, c’est aussi se construire la chance d’avoir un entourage qui nous aide. Pas parce que chaque individu répond à toute nos attentes, mais parce que le village qui est créé là, lui, offre tout le soutien dont nous avons besoin.

Je n’invite personne à déclarer ses troubles à tous, à tout le monde, en cinq minutes ! J’avais simplement envie de vous confier que, très largement, mes confidences ont été accueillies avec bienveillance.

J’espère que ce texte pourra vous aider à y voir plus clair, et à peut-être, accorder votre confiance et réajuster vos attentes.

À la folie !

Sarah Jolly

PSSST : Dans le prochain épisode du Journal, j’aborderai cette problématique sous l’angle de ma vie professionnelle.

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