Nourrir mon âme au quotidien

Aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter ce que je suis tentée d’appeler mes « adjuvants spirituels ». Tout ce qui, dans mon quotidien, m’aide à avancer et à évoluer dans la connaissance de moi même, dans la construction d’un rapport au monde et à l’autre qui me convient. Ce texte est la prolongation de l’article Journal « Du baume à l’âme ». Pour être au plus près de mes désirs, de mes émotions, de mes intentions et pour nourrir mes rêves pour moi-même, pour l’humain et pour la planète, j’ai besoin, au quotidien, d’être invitée à l’introspection, d’être rassurée d’emprunter un chemin vertueux, d’être bousculée dans mes croyances si celles-ci ne me servent plus.

Entre 2012 et aujourd’hui, j’ai beaucoup, beaucoup changé. Je suis toujours Sarah, et je suis en fait beaucoup plus proche de la petite fille que j’étais, celle que j’avais perdue de vue à l’adolescence et à l’entrée dans l’âge adulte. Je suis plus proche de ses rêves, de ses envies…

J’ai perdu en innocence, en insouciance, mais je ne me jette plus dans la vie comme dans un match de boxe, et je suis ravie d’avoir tamisé la témérité qui me constituait avant l’explosion.

J’ai réussi à développer ce dont je manquais cruellement, ou en tout cas ce qui n’était pas très solide : l’amour de moi-même, et l’estime, la confiance et l’assurance qui en découlent. Ce qui était enfoui sous des attitudes et des postures conscientes et inconscientes qui avaient surtout vocation à faire croire aux autres que je « gérais ». J’affichais fièrement mes réussites, quand en fin de compte, elles étaient des réussites facilement accessibles pour moi (l’école puis mes études), qui ne me demandaient pas beaucoup de travail. Je masquais et déguisais les échecs et les déconvenues (je n’ai par exemple admis que plusieurs années après combien mon premier voyage en Inde a été perturbant). À vrai dire, jusqu’à assez récemment, je n’avais pas eu à beaucoup travailler pour quelque chose. J’étais en fait assez paresseuse, ce qui était aussi vrai dans ma manière de m’investir auprès des autres.

Évidemment, tout perdre en 2012 m’a obligé à remettre en cause la quasi-intégralité de mes modes de fonctionnement. Tout ce qui m’étais jusqu’alors acquis étais perdu : les facilités d’apprentissage, une énergie inextinguible, une vie sociale fournie…

La douleur, surtout était invalidante. On ne sort de telles douleurs chroniques qu’en accomplissant un travail à la fois titanesque et minutieux, et en se traitant avec douceur et patience.

Pour autant, je ne crois pas qu’il soit nécessaire de traverser de tels séismes pour ressentir le besoin d’une vie plus profonde, plus sereine, plus joyeuse !

Petit à petit, j’ai réappris à croire en moi-même. Pour cela, il m’a fallut déposer bien des armes et construire des fondations solides : la foi des possibilités infinies de la vie, la certitude que nous sommes tous faits de la même énergie, la conviction que le travail soutenu est toujours récompensé, l’assurance que je ne peux aider l’autre que si je vais bien, que si je prends d’abord soin de moi-même.

Sur tous ces points, il m’a fallut croire avant de voir, avant d’en faire l’expérience assez de fois et assez fort pour qu’aucun doute ne subsiste. Pas à pas, j’ai insufflé à mon quotidien des habitudes et des pratiques pour m’aider à développer en moi le calme et la sérénité. Pour la première fois de ma vie, à l’automne 2019, je fais l’expérience d’une sérénité profonde, solide, qui s’installe sur plusieurs mois. Je touche et goûte avec délice à une joie simple, à un bonheur fait de petites choses, de la satisfaction d’une journée de travail réussie, d’un beau moment partagé avec un proche, d’un repas délicieux. J’ai des semaines très équilibrées, je fais du sport, je prends soin de moi. Je travaille sur un roman et je me sens à ma juste place, matérialisant enfin des envies d’écriture qui avaient toujours été là. Je m’endors chaque soir satisfaite de la journée écoulée et enthousiaste de celle à venir.

2020 est passée par là. Les confinements, les mesures de « distanciation sociale », la perte de ma saison de guide ont eu raison de cet état d’esprit qui semblait alors indestructible. L’année écoulée a apporté son lot d’humeurs bouleversées, mais je ne peux que constater que le terrain sur lequel s’ébattent ces oscillations est oh combien plus solide !

Quels sont-ils, mes adjuvants de l’âme, mes belles habitudes ?

Je pourrais vous dire que je médite une heure tous les jours, que je suis presque un maître yogi, que j’entreprends un pèlerinage d’un mois tous les ans… Ce serait mentir ! Par contre, j’essaye d’apporter à mon quotidien des petits instants de pleine conscience, des temps d’introspection, des lectures nourrissantes. Parfois, comme lors de ces beaux mois de 2019, je suis assidue, et ces moments sont autant de moments de joie. Parfois je perds le fil, et il me faut plusieurs jours ou plusieurs semaines pour réaliser que ces rituels me manquent.

Une des plus belles découvertes de mon parcours de rétablissement a été de comprendre que notre pensée, sa vitesse, sa teinte, ses mots et ses images sont éminemment plastiques, malléables. C’est mon amie L. qui m’a la première invitée à m’intéresser aux techniques de visualisation et de pensée créatrices. Ces techniques se basent sur notre capacité à imaginer, à imaginer le monde, et à nous imaginer nous-mêmes, sur notre aptitude à créer une idée ou une image mentale.

Cette aptitude, nous la portons tous en nous, et nous l’utilisons le plus souvent de manière inconsciente. C’est le lieu d’expression favori de nos peurs, de nos limitations, de toutes nos idées négatives sur la vie qui sont ainsi plus ou moins profondément enracinées. L’idée, en développant pour soi des techniques de visualisation créatrice, est de reprendre la main sur ce flux de pensées et d’images, et de les rediriger afin de créer en soi les conditions propices à la matérialisation de nos désirs. Ces désirs peuvent être de tout ordre, on peut ainsi chercher à attirer à soi l’amour, la joie, la sérénité, la santé, un travail gratifiant, la prospérité, des relations harmonieuses…. L’idée principale, c’est de parvenir à quitter le mode « auto-pilote », et reprendre la main sur les mots et les images qui traversent notre pensée.

Certains auteurs, comme Shakti Gawain, une psychologue et philosophe américaine dont je vous invite à lire les travaux (1), ont théorisé ces processus et partagent leurs techniques et leurs outils. Aucun prérequis n’est demandé, aucune profession de foi, il s’agit plutôt d’avoir l’esprit ouvert et d’être prêt à se débarrasser d’un peu de cette rationalité froide et limitée qui nous colle à la peau. C’est en fait un travail d’entraînement mental qui dévoile les fruits de nos efforts petit à petit, jusqu’à ce qu’aucun doute ne subsiste sur l’efficacité de ce travail.

Vous pourriez me dire, mais Sarah, pourquoi alors n’es-tu pas milliardaire et lauréate du prix Goncourt ? Pourquoi as-tu de nouveau laissé dix kilos de trop t’enrober ? Pourquoi toutes ces cigarettes ?

Si la pensée créatrice est réellement, au sens le plus noble du terme, magique, on ne nettoie pas une maison encombrée du sol au plafond d’un coup de baguette ! Lorsqu’en 2013 L. me suggère d’explorer ces techniques, je nage dans les méandres d’une dépression mélancolique : mon estime de moi est au plus bas de son histoire ! Pourtant, petit à petit, je me suis laissée convaincre, et j’ai pratiqué la visualisation créatrice, par à coups, par phases, jusqu’à ce qu’aujourd’hui je puisse dire qu’elle fait partie de moi, même si je suis loin, très loin d’en avoir exploré toutes les possibilités ! Je suis réellement convaincue que toutes les belles victoires de ma vie depuis 2013 ont éclos sur le terreau positif et accueillant que j’ai préparé en moi. Comme à chaque fois, au fil d’Une Si Belle Folie, il est ici affaire de petits pas, de cultiver son jardin, avec candeur (je n’ai pas pu résister), et optimisme.

Vous vous dites peut-être que tout ça n’est pas très concret, j’y viens. La pensée créatrice, pour moi, c’est d’abord tout un travail de reprogrammation. Un de ses outils majeurs est l’affirmation. On peut l’utiliser de plusieurs façons, soit en récitant des affirmations positives régulièrement, en en choisissant avec soin chaque mot et en ciblant les aspects de soi ou de sa vie que l’on cherche à améliorer, soit en « attrapant » une pensée négative et en la métamorphosant. L’important est de comprendre que tout se qui se matérialise se crée d’abord sur le plan mental. L’affirmation doit être une phrase affirmative formulée au présent, de préférence courte, et dégager l’énergie la plus puissante et positive possible.

Voici quelques exemples : Je ne cesse de me répéter « je suis maladroite » ou « je suis bordélique » ou « je suis incapable de m’engager » ou « je suis malheureuse », et, de fait, je casse quelque chose toutes les semaines, mon appartement est un bazar sans nom, j’annule régulièrement des rendez-vous à la dernière minute, et je me sens misérable. Afin de transformer ces aspects, à chaque fois que je me surprends me qualifier de « maladroite » ou « bordélique » ou « incapable d’engagement » ou « malheureuse », je fais l’effort de reprogrammer sur ce sujet la façon dont je me pense. Ainsi, « je suis maladroite » devient « je développe mon adresse » ou « je suis attentive », « je suis bordélique » devient « je range au fur et à mesure », « je suis malheureuse » devient « je ressens le bonheur d’être en vie ». Petit à petit, cela devient une habitude, et on réapprend à se traiter avec douceur. C’est aussi très efficace de formuler ces affirmations à voix haute.

C’est hallucinant ce que nous nous envoyons nous-même dans la poire ! S’il était possible d’enregistrer nos pensées quand nous sommes en proie à des ruminations, à une forte angoisse ou à un grand désarroi, il est fort probable que l’écoute de cette prose mentale révèle son caractère violent, culpabilisant, éminemment destructeur ! J’essaye de ne plus m’auto-maltraiter, de remplacer « je suis conne » par « quelle truffe » ou « quelle nouille ». J’essaye aussi d’inviter mes amis à changer de cap quand je les entends se dévaloriser devant moi.

Les affirmations sont aussi un outil puissant quand un grand défi s’annonce. Le meilleur exemple récent est pour moi tout l’entraînement mental qui a accompagné la phase de recrutement, puis le stage, puis la première croisière en tant que guide accompagnatrice. Ce sont les affirmations positives qui ont permis de maintenir à distance tout ce que je pouvais percevoir de limites (d’énergie, de savoirs et de compétences, de santé, etc). Dès le jour où mon amie m’a invité à postuler, j’ai commencer à me dire « je suis guide et j’aime être guide », « je passe le recrutement avec brio », « je fournis le travail nécessaire à ma réussite »…

Au delà des affirmations, des techniques de visualisation sont possibles. Je ne vais pas les développer ici, ces propos sont de toutes façons introductifs. Je dirais seulement qu’il est une visualisation que j’utilise fréquemment : une plage magnifique que j’adore. Je suis assise face à l’océan, et l’océan représente la source infinie de ce que je veux attirer dans ma vie, qui peut-être la joie, l’amour, ou même l’argent. Je suis en paix, et j’ai avec moi un récipient, pour emporter un peu de cette source infinie. Quel est ce récipient ? Une passoire, une baignoire, ou une piscine olympique ? Les visualisation peuvent aider à projeter et matérialiser ses désirs sur tous les plans de la vie : la recherche de nouvelles amitiés, la recherche de l’appartement idéal, la recherche du job de ses rêves…

Vous remarquez peut-être, chères lectrices et chers curieux avertis des similarités avec les travaux du psychologue Émile Coué, fondés sur l’autosuggestion. Ses méthodes, qui rejoignent ce que je vous présente ici, bien que les techniques de pensées créatrices se développent sur un autre mode que celui d’un strict découpage conscient/inconscient, sont souvent moquées. L’efficacité de telles pratiques se détermine sur le long terme, par des efforts soutenus. Si vous êtes tentés d’essayer, il faudra d’abord vaincre votre propre scepticisme, il faudra croire avant de voir.

Outre ces affirmations et ces visualisations qui ont petit à petit pris leur place dans mon monde psychique, deux habitudes quotidiennes m’aident à abonder mon âme de saine nourriture.

L’une d’elle, la tenue d’un journal de gratitude a déjà été développée sur ce blog (2). Tous les soirs depuis novembre 2019 (ou presque…), j’inscris dans un carnet cinq choses pour lesquelles j’éprouve de la gratitude, cinq choses pour lesquelles j’aimerais développer ma gratitude, et je prends le temps pour remercier ceux que j’aime ou ceux qui m’ont aidé (remerciement qui peuvent ensuite se formaliser, ou rester des intentions sur le papiers). Je m’endors ainsi sur des pensées très positives, ce qui déteint ensuite sur ma journée du lendemain.

La seconde habitude a été installée en même temps, début novembre 2019. Elle est la digne héritière d’une habitude prise il y a déjà longtemps de régulièrement ouvrir au hasard un livre choisi et de méditer quelques minutes sur la page ainsi lue. Si j’ai pioché au fil des années dans différents ouvrages, il en est un qui ne me quitte jamais, c’est le Manuel du Guerrier de la Lumière de Paulo Coelho.

Il y a deux ans, j’ai eu envie de trouver un support à de courtes méditations quotidiennes. J’ai des matins brumeux, et si je suis préoccupée par quelque chose, mon esprit fait de cette brume une expérience très désagréable. Cet état attire des pensées aux teintes plutôt négatives, même quand je vais bien. Sur les conseils de la libraire, j’ai ramener à la maison le livre d’Eileen Caddy, La Petite Voix, qui propose de courtes méditations quotidiennes pour démarrer la journée du bon pied. L’ouvrage est très populaire, notamment parce que le parcours spirituel et matériel de son autrice impose le respect, du premier jardin abondant sur une terre apparemment infertile au développement de la communauté spirituelle et écologique de Findhorn en Écosse, dont la renommée et les accomplissements ont été largement salués.

Eileen Caddy propose des messages profonds et inspirants qui appellent à la joie, à la paix, à l’amour, à la gratitude et à l’unité. Lire chaque jours ces quelques lignes, dès le réveil, me permet de couper l’herbe sous le pied à cette satanée brume. Eileen Caddy emploie beaucoup de vocabulaire lié à Dieu, au divin, ce qui ne me gêne pas, car pour moi ces mots sont tour à tour synonymes d’énergie, d’univers, de lumière, pour autant mon invitation est de trouver un texte qui vous ressemble, que vous avez plaisir à retrouver tous les matins. Les possibilités sont en fait infinies puisqu’il s’agit de trouver un support positif pour commencer la journée.

Au delà de la lecture, c’est aussi l’aspect rituel qui est important. Ainsi, cette lecture matinale peut-être substituée par un petit exercice de pleine conscience (quand le brouillard est trop intense, je commence par poser mon attention sur cinq choses ou objets autour de moi qui me procurent de la joie), ou des étirements doux, une conversation avec ses plantes, ou une micro-promenade. Tout ce qui peux aider à donner à cette nouvelle journée une impulsion positive, et à nous connecter à l’essentiel.

Une autre pratique est chère à mon cœur. Depuis maintenant quatre ou cinq ans, de façon occasionnelle, je me prodigue un tirage de tarot. J’utilise le tarot comme un outil philosophique, un support pour décaler mon regard, attirer mon attention sur quelque chose, pour m’aider à pensée une émotion ou un état, pour réfléchir avec un regard neuf à un projet, ou à une relation amicale ou amoureuse… Ce ne sont pas vraiment les possibilités divinatoires du tarot qui m’intéressent le plus, même si ces derniers temps j’ai eu envie de développer mes connaissances en ce sens.

L’analyse des tirages, les significations multiples des cartes, leurs associations en fonction de leurs positions, les nombreuses méthodes de tirage, les façons d’interroger le tarot… tout cela est passionnant ! J’utilise un manuel qui je crois fait référence : La Voie du Tarot d’Alexandro Jodorowsky (oui, ce même maître chilien de la bande dessinée fantastique et du cinéma surréaliste et ésotérique) et Marianne Costa.

Le rituel est simple, c’est un moment de concentration, d’attention et d’intention. Je formule une question (sur quelles forces dois-je m’appuyer pour…, dois-je continuer à développer un projet dans ce sens…, comment apaiser telle relation…), puis je choisis un mode de tirage qui me semble adéquat, par exemple un tirage à trois cartes commencement-déploiement-résultat si je m’intéresse à un projet en cours. Je bats et choisis les cartes. Enfin, je procède à l’analyse du tirage, encore largement aidée du manuel même si elle me sont de plus en plus familières.

Le plus important, dans cette habitude que j’ai construis, c’est que j’aborde le tarot comme un outil pour m’aider à trouver des solutions, à m’appuyer sur mes propres forces, à identifier des manques mais aussi des moyens de combler ces manques. J’ai une relation toujours positive au tarot. D’infinies combinaisons sont possibles, et je décide aussi très souvent de ne tirer qu’une seule carte, parfois même sans question, pour donner une teinte à la journée, ou pour méditer.

Récemment en discutant avec mon amie S. au sujet de l’astrologie et du tarot, nous nous posions cette question « en fin de compte, est-ce qu’on n’y trouve pas exactement ce que l’on cherche ? ». Non, pas seulement, chercher à être seulement confortée dans ce que je sais ou ce que je crois n’aurai aucun sens. Chaque tirage de carte est l’occasion d’un apprentissage. Le tarot m’offre à chaque fois quelque chose de neuf, et très souvent de précieux.

Avant de commencer cet article, j’ai demandé au tarot : Quelle énergie est-il intéressant de transmettre dans cet article ? J’ai tiré l’arcane XV : Le Diable. Cela m’a fait sourire, pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que c’est l’exemple parfait pour illustrer cette vérité du tarot : aucune carte n’est exclusivement négative, aucune carte n’est exclusivement positive. La figure du Diable est très liée à l’argent, elle annonce aussi bien la fortune que la ruine, mais ce sens premier, dans le contexte de ma question, n’est pas celui qui est intéressant. Un autre aspect important de cet arcane est lié à la créativité. Elle invite à dépasser ses limitations pour se reconnecter à cette créativité et pour aller puiser à la source de l’inspiration. Elle invite aussi à un travail en profondeur sur les plans physiologiques et psychiques, elle invite à se reconnecter à sa nature intime, à développer et conduire ses désirs et sa conscience.

J’ai choisi de saisir l’invitation positive plutôt que d’autres interprétations plus trouble de cette carte pour rédiger cet article. C’est précisément à cela que me sert le tarot : aller trouver en moi force, envie, et énergie positive pour mener à bien mes projets et penser ma vie.

J’ai ensuite été regarder la carte tout en dessous du paquet : en cas de difficulté d’interprétation cette carte peut traditionnellement aider à donner une inclination ou une direction. J’y ai trouvé l’arcane III : L’Impératrice, qui est une carte, sur son versant positif remplie d’une énergie joyeuse, juvénile, féconde qui invite à porter un regard neuf sur le monde pour que toutes ses beautés soient dévoilées.

Vous en conviendrez : quelle programme éblouissant ! C’est ce que j’avais envie de vous transmettre avec cette série d’articles. J’avais envie de vous convaincre, ne serait-ce qu’un peu, du pouvoir de transformation qui réside en chacun de nous. Vous convaincre d’y croire, vraiment, de plus en plus fort au fur et à mesure que le ciel s’éclaircit.

Nous savons d’ores et déjà que 2021 sera aussi une année difficile. Une nouvelle saison de guide s’envole pour moi, et la bascule que je souhaitais opérer vers des activités plus sédentaires autour du crochet et de l’écriture s’impose, forcément sur d’autre rythmes, avec une autre temporalité, avec d’autres moyens…

Une chose est sûre, des défis s’annoncent, de nouveaux sommets à gravir, de nouveaux déserts à traverser, d’innombrables grains de sables et de belles tornades émailleront mon chemin. Si je nourris mon âme, si j’entretiens mon optimisme, si je recherche la joie, de la plus simple à la plus intense, je sais qu’il y aura toujours une solution, une main tendue, un oasis. Et pour que la flamme ne s’éteigne pas, j’apprends à écouter et reconnaître à quel moment j’ai besoin d’introduire de la nouveauté dans ma vie. Je cultive la curiosité, car elle est la meilleure arme contre la fatigue, l’ennui, le sentiment de tourner en rond. Elle est la meilleure amie des belles surprises.

Chers lecteurs, chères curieuses, n’ayez pas peur de vous transformer, n’ayez pas peur d’être ambitieux.

À la folie,

Sarah

  1. Shakti Gawain, Techniques de visualisation créatrice, la puissance de la pensée, 1978, J’ai Lu, 2018
  2. Article USBF Des Comptes au Journal https://unesibellefolie.com/2020/12/20/des-comptes-au-journal/

2 réflexions au sujet de « Nourrir mon âme au quotidien »

  1. Bonjour Sarah
    Toujours le plaisir de vous lire, la fluidité de votre écriture est agréable. Je m’interroge sur la façon dont vous écrivez, avec correction successive, après relecture du tout ?
    D’autre part, j’aimerais savoir quelle est votre formation universitaire ? Psycho ? Philo ?
    Merci encore, même si l’ésotérisme du tarot et la pensée positive en me sont pas encore vraiment accessibles…

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    1. Merci Françoise :). J’écris en général de manière assez intuitive (j’ai auparavant une bonne idée des arguments et des idées principales), je fais des arrangements au fur et à mesure, puis une grosse relecture au moment de l’édition. J’ai une formation en histoire – sciences po et en sciences du langage (appréhendé par le biais de la psycho, de la socio…). La psycho et la philo m’intéressent beaucoup, et, plus largement, je « ratisse » large quand je fais des recherches liées à la psychiatrie. Passez une belle journée!

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